Enfant
juive d'origine polonaise, Charlotte Schapira vit avec ses parents et
ses cinq frères et soeurs à Paris lorsque durant l'été
de 1939 elle est évacuée avec sa classe à Villers-sur-Mer
durant plusieurs mois. Evacuée ensuite à Dinard, elle y
verra ses "premiers soldats allemands".
Nous
sommes le 16 juillet 1942, jour de la rafle du Vel d'Hiv. Revenue à
Paris, Charlotte voit deux policiers venir frapper à la porte du
domicile familial et ordonner à ses parents de faire leurs bagages
et de les suivre au commissariat. C'est là-bas que Charlotte verra
pour la dernière fois son père et sa mère.
Sa famille éparpillée afin d'échapper à la
déportation, livrée à elle-même, Charlotte
finit par être recueillie par la directrice d'un pensionnat lorsqu'une
nuit des soldats allemands viennent la chercher pour l'emmener au camp
de Drancy d'où elle finit par partir pour Auschwitz un jour de
juin 44.
Racontant
en détails le cauchemar que fut ce long voyage en train puis son
arrivée au camp, Charlotte évoque ensuite le tri, la douche,
le tatouage, les coups, la torture, les humiliations, la camaraderie et
le jour où elle apprit l'existence des fours crématoires...
Puis
ce fut un voyage vers Bergen Belsen et un kommando de travail avant la
libération par l'armée russe.
De
retour à Paris, à l'hôtel Lutétia, elle retrouve
certains de ses frères et soeurs, mais pas ses parents.
Charlotte
raconte ensuite la vie après les camps, ses nuits de cauchemars
et comment elle a réussi à exorcicer en partie ce mal en
écrivant son livre ("Il Faudra Que Je Me Souvienne"
- Editions L'Harmattan) et en témoignant devant les élèves
pour leur demander de se montrer toujours vigilants afin que jamais ces
abominations ne se reproduisent...