Fils
d’une famille nombreuse de la classe ouvrière, Raymond
Huard raconte comment et pourquoi il s'est engagé très
jeune dans la résistance, par l’intermédiaire
d’un « copain de foot »
Arrêté
en avril 1943 par la GESTAPO, il est passé à tabac,
mais ne livre aucun des noms de ses camarades de la Résistance.
Emprisonné à Fresnes, il est soumis au « secret
» et doit tenir cinq mois et demi sans visite ni colis.
Passé
par Compiègne, il est ensuite déporté à
Buchenwald et raconte les atrocités du voyage en train.
Au camp, il tombe malade, souffre du froid et endure des conditions
de vie inhumaines au sein des kommandos. Il se trouve à
Salzbourg, dans un Kommando chargé de réparer les
voies ferrées lorsqu’il est libéré
par l’armée américaine.
Il
raconte ensuite son retour à Paris, son passage à
l’Hôtel Lutetia et l’accueil que lui réserva
sa famille. En guise de conclusion, il évoque les témoignages
qu’il s’évertue à effectuer devant les
jeunes générations, persuadé qu’il
reste encore « beaucoup de travail à faire ».