Fils
d’une famille juive habitant Paris et la rue des Rosiers,
Alexandre Halaunbrenner a dix ans lorsqu’il est obligé
de porter l’étoile jaune. Pressentant les rafles
et la déportation, son père tente de faire passer
sa famille en zone libre. Mais dénoncée par leur
propre passeur, la famille est arrêtée par la gendarmerie
et emmener au camp de Nexon.
Alexandre
Halaunbrenner raconte ensuite les terribles conditions de vie
qu'il a connu successivement aux camps d'internement de Nexon,
Rivelsaltes et Gurs. Au bout de quelques mois, en vertu d’une
loi du gouvernement de Vichy, la famille est libérée
et emménage aux environs de Lyon.
Avec
beaucoup d’émotion, Alexandre Halaunbrenner raconte
le jour où il a vu Klaus Barbie venir chez lui arrêter
son père et son frère. L'un mourra fusillé
dans les caves de la Gestapo du Fort de Montluc, l'autre dans
les mines de sels de Haute-Silésie. La gorge serrée,
Alexandre Halaunbrenner raconte comment deux de ses trois petites
soeurs, cachées à la colonie d'Isieu, furent déportées
à Auschwitz, après avoir été prises
lors de la rafle organisée par Klaus Barbie.
Hanté par ses drames, Alexandre Halaunbrenner explique
comment sa mère, sa dernière petite soeur et lui
ont fait pour survivre après la guerre. En 1971, contactée
par Serge Klarsfeld, la mère d'Alexandre Halaunbrenner
part en Bolivie pour aider le célèbre avocat à
arrêter Klaus Barbie. Des années plus tard, Alexandre
Halaunbrenner témoignera lors du procès de l’ancien
nazi. Il raconte son émotion de retrouver le bourreau de
sa famille.