L'A.D.I.R.P. DE PARIS EST LA REPRESENTATION
DEPARTEMENTALE DE LA F.N.D.I.R.P. (FÉDÉRATION NATIONALE
DES DÉPORTÉS INTERNÉS RÉSISTANTS PATRIOTES.
NOUVEAUTÉ
Notre
page
Témoignage s'est
enrichie de nouveaux témoignages d'anciens résistants,
internés et déportés, tournés
en vidéos.
D'autres
suivront...
Il
y a dix ans, l’A.D.I.R.P. de Paris comptait plus de
trois cent cinquante déportés et internés.
Ils ne sont plus que cent seize aujourd’hui, et parmi
tous ceux qui ne sont plus, combien ont pu laisser une trace
tangible de leur témoignage ?
Leur témoignage est pourtant l’épine
dorsale de la Mémoire de la Résistance et
de la Déportation.
Persuadée de pouvoir faire toujours davantage pour
le Devoir de Mémoire, l’A.D.I.R.P. de Paris
a décidé de permettre à tous ses adhérents
déportés et internés de livrer leur
témoignage et de donner ainsi à notre association
un véritable rôle de passeur de Mémoire.
Capté en vidéo, chaque témoin pourra
ainsi laisser aux générations actuelles et
futures une trace de son histoire et contribuer ainsi à
garder vivante cette Mémoire de la Résistance
et de la Déportation...
NOUVEAUTE

Notre
camarade Charles Palant vient de faire paraître un
nouvel ouvrage.
Voici un extrait de son blog :
Amis lecteurs, laissez-moi vous dire,
JE CROIS AU MATIN est le récit dans lequel je ME
raconte. Je délivre ce que ma mémoire a retenu
de mon enfance, de ma jeunesse, de ma déportation,
de ma vie d'homme, de militant engagé.
Ce n'est pas, à vrai dire, une biographie. Je n'ai
pas le savoir-faire de l'historien, ni le talent du chroniqueur.
Mon livre est le recueil de souvenirs des choses vécues
et des expériences accumulées.
Je ne me donne pas en exemple. Et je n'ai de comptes à
régler avec personne.
J'affirme, ça et là des convictions. Aucune
n'est comminatoire. Je le fais avec la fermeté d'une
main tendue, ouverte et franche. Je déteste la main
molle.
Les premiers lecteurs de mon livre, encore à l'état
de manuscrit, l'ont trouvé attachant. Certains, les
plus jeunes, m'ont dit qu'ils aimeraient connaître
la suite. Savent-ils, ces veinards, que la suite, eux, la
vivront ?
Ch P.
"Je crois au matin" - 420 pages - Le Manuscrit
éditeur - prix : 29,90€.
Commandes : www.manuscrit.com
- www.Amazon.fr
Librairie du Mémorial de la Shoah
rue Geoffroy l’Asnier - Paris 75004
Union des Déportés d’Auschwitz
39, Bd Beaumarchais – Paris 75003
Compte-rendu
de
l’Assemblée Générale
de l’A.D.I.R.P.
de Paris
Mairie du XVIIe Arrt / 28
mars 2009
Une cinquantaine de personnes se trouve rassemblée
dans la salle Poulbot de la Mairie du XVIIIe arrondissement.
Emile Torner représente la F.N.D.I.R.P. et Maurice
Cling préside la réunion. En préambule
aux débats, Maurice Cling lit la liste des camarades
et des personnalités excusés, puis celle de
tous nos camarades disparus depuis notre dernière
assemblé . Une minute de silence est observée.
Après la lecture du rapport moral d’activité
par Geneviève Guilbaud, Daniel Hurevitch (11e) soumet
au bureau le problème qu’il a rencontré
en tant que membre du jury du concours départemental
de la Résistance et de la Déportation. Il
en a été « remercié » à
la fin de l’année dernière en vertu
d’une règle dite du « renouvellement
des membres ». Or depuis cinq ans que notre camarade
siégeait parmi ce jury, jamais cette règle
n’avait encore été appliquée.
Etonnée, voire choquée par cette mise à
l’écart, l’ADIRP et la FNDIRP ont adressé
un courrier au responsable, mais à ce jour ce courrier
est resté lettre morte. « Que peut-on faire,
? » demande Cling. « Doit-on contacter un membre
plus haut placé au rectorat ? Ecrire un article dans
le P.R. ? »
Jean-Paul Riffault (président du
comité A.N.A.C.R de PARIS) évoque une remise
en cause de la présence des Résistants dans
les jurys. Selon lui, « l’Education Nationale
semble vouloir mettre sous tutelle ces jurys et il est ennuyeux
que ceux qui ont été concernés en premier
lieu par la Résistance ne puissent plus apporter
leur parole au sein de ces jurys. Cela est en train de devenir
un problème politique. »
Aux yeux de M. Cling, « Il est clair
que nous gênons car nous ne sommes pas dans la ligne
« officielle » qu’on veut nous imposer.
» Il rappelle que l’inspectrice générale
du concours a été nommé par le gouvernement
et qu’elle avait par ailleurs été nommée
pour participer à la grand réconciliation
entre tous les Anciens Combattants européens (S.S.
et soldats de la Wehrmacht compris).
Gérard Pupile, notre trésorier, présente
le bilan financier de 2008 ainsi que les prévisions
budgétaires pour 2009. Il en ressort que nous avons
désormais des finances saines et équilibrées.
Il remercie encore une fois nos généreux donateurs
grâce auxquels nous parvenons à nous maintenir
à flots. Même la nouvelle embauche de notre
collaborateur David Beau sera finalement équilibrée
grâce aux aides de l’Etat. La commission des
finances donne son quitus.
M. Cling remercie Gérard Pupile et se félicite
de la bonne santé financière de l’association
avant de demander à D. Hurevitch de lire son projet
de résolution. Plusieurs problèmes sont soulevés.
Tout d’abord, M. Cling souligne l’importance
de la date de création du programme du C.N.R. et
regrette qu’il n’existe aucun monument dédié
à la Résistance à Paris. Une phrase
sera donc rajouter au projet de résolution.
Puis le problème est soulevé
de la place occupée au sein de cette résolution
par des problèmes jugés trop « politiques
» et pas assez en rapport avec le combat des anciens
déportés et internés (les médicaments,
le conflit israélo-palestiniens, l’attitude
du gouvernement français, etc.).
M. Cling juge que « la politique
du gouvernement est moins notre problème que ceux
rencontrés par les anciens déportés.
» D. Hurevitch se défend en expliquant qu’il
a repris l’article de Robert Créange paru dans
le P.R. et qui était à ses yeux « encore
plus virulent ». Alice Laufman (responsable de la
section du 10e arrt) rappelle que ces sujets « politiques
» ont pourtant fait l’objet de congrès
de la F.N.D.I.R.P. et insiste pour qu’on les aborde
au sein de notre résolution. M. Cling préférerait
mettre l’accent sur les problèmes liés
à « notre mémoire » : O.T.A.N.,
manuel franco-allemand, libertés rognées par
le gouvernement, etc.
Pour D. Hurevitch : « On est tourné
vers l’avenir et par conséquent on ne doit
pas s’enfermer sur nos propres problèmes d’anciens
déportés. ».
Après cette discussion vive et passionnée,
le rapport d’activité, le compte-rendu budgétaire
et le projet de résolution sont votés et acceptés
à l’unanimité moins une abstention en
ce qui concerne le projet de résolution.
Puis c’est aux personnalités présentes
de prendre la parole. Catherine Lassure, adjointe au maire
chargée des A.C. a trouvé les débats
passionnés et reste admirative face à la vivacité
des participants. Elle se félicite également
de voir que nous nous efforçons de transmettre la
mémoire tout en restant en phase avec l’actualité.
Jean Laurans nous « salue au nom des 5000 adhérents
de la FNACA-Paris. Il rappelle que son association s’est
inspirée du travail de la FNDIRP en ce qui concerne
le travail de mémoire et notamment les interventions
dans les collèges et lycées. Il annonce par
ailleurs qu’une nouvelle association s’est crée,
l’Espace Parisien Histoire Mémoire de la Guerre
d’Algérie. Regroupant plusieurs associations
d’anciens combattants d’Algérie de tous
bords, elle compte environs 20 000 adhérents et organisera
le 19 mai un colloque à l’Hôtel de ville
de Paris sur la « Mémoire Partagée »
de la guerre d’Algérie.
H. Wilkowski, trésorier de l’AFMD, rappelle
que son association est présente dans 73 départements
et que ses effectifs se composent de la façon suivante
: 20% d’anciens déportés, 40 % d’amis,
40% de famille. Il prévient que lors de la prochaine
AG, ils annonceront la création d’une nouvelle
délégation à Paris.
Pour terminer, Emile Torner prend la parole pour nous transmettre
le salut de notre direction nationale. Il rappelle les succès
des deux derniers congrès, notamment en ce qui concerne
la souscription nationale et la vente des livres. Il s’inquiète
de la nouvelle vague négationniste (Dieudoné,
Faurisson, Evèque Williamson, Le Pen) et rappelle
qu’il faut faire attention aux sites de la Déportation
et que de gros efforts sont à fournir pour les maintenir
en l’état.
M. Cling remercie E. Torner puis revient sur le congrès
de Metz. Le thème en étant la torture, Henri
Alleg, l’auteur de « La Question »y a
été invité, mais l’A.D.I.R.P.
de la Moselle s’y est opposée et Cling regrette
amèrement que la FNDIRP ait dû céder
que Alleg n’ait pu venir au congrès. Puis,
revenant sur les journées de commémoration,
M. Cling estime qu’elles se vident peu à peu
de leur sens. La preuve : pourquoi n’y a-t-il pas
de drapeaux américains, anglais ou russes à
l’Arc de Triomphe le 8 mai ? Ce sont des batailles
qui méritent d’être menées si
on veut maintenir vivantes les valeurs de la déportation
et de la résistance.
Un dépôt de gerbe a lieu ensuite devant le
monument aux morts de la mairie, puis un vin d’honneur
est offert par la municipalité. A l’heure du
déjeuner, tous les camarades participèrent
avec entrain à un chaleureux et convivial repas.
Rapport
d’activité 2008, rédigé par Geneviève
Guilbaud
En 2008, lors de notre dernier congrès, nous étions
une cinquantaine réunis à la mairie du XIIe.
Nous sommes aujourd’hui à peu près aussi
nombreux. Il est donc plaisant de constater que, malgré
son grand âge – 42 ans - notre association peut
s’appuyer chaque année sur un noyau dur de
fidèles.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé
activement aux cérémonies du mois d’avril,
la Journée National de la Déportation. Dans
tous les arrondissement nous nous sommes efforcer de déposer
une gerbe et de lire le « Message ». Signalons
que depuis plusieurs années, c’est la fille
du docteur Meyroune qui, reprenant le flambeau, lit le Message
dans le 20e (ou 19e arrt) lors de la cérémonie.
En 2008, lors du congrès de Metz de la F.N.D.I.R.P.,
l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement
présente, avec presque une douzaine de ses membres
du bureau siégant parmi les différentes commissions
mises en place.
En 2008, si le nombre de ceux qui en sont encore capable
a diminué, plusieurs d’entre nous n’ont
pas compté leur peine et se sont rendus dans les
classes pour témoigner, après que l’association
ait adressé un mailing à tous les lycées
et collèges parisiens, privés et publics.
Difficile de chiffrer le nombre de témoins et de
témoignages, mais nous sommes toujours actifs sur
ce front et c’est tout ce qui doit compter.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a vu un de ses membres,
M. Daniel Hurevitch être « remercié »
entre guillemet du jury départemental du Concours
de la Résistance et de la Déportation. Les
explications plus qu’embrouillés du RECTORAT
ne nous ayant pas convaincu, nous avons depuis adressé
plusieurs courriers aux responsables pour demander non seulement
des explications mais également la réintégration
de notre camarade au sein du jury. Ces courriers étant
restés sans suite, nous ne comptons pas en rester
là et envisageons d’autres démarches
pour obtenir éclaircissements et réparation.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé
aux Forum des Associations du XIe et du XIIe arrt. Des livres
et calendriers y furent vendus.
En 2008, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est
réunit une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais
assez comme cela facilite les activités de l’association.
Remercions par conséquent tous ceux qui participent
activement à ces réunions, été
comme hiver. Le résultat de leur travail est particulièrement
réussi, puisque en 2008, après avoir placé
264 cartes sur 307 distribuées, l’A.D.I.R.P.
de Paris de Paris a dégagé un surplus de 3620,00
€. L’année précédente, elle
en avait placé 278 et dégagé un surplus
de 3593,00 €. Le niveau est donc maintenu et nous espérons
qu’il en sera de même en 2009. Par ailleurs,
l’A.D.I.R.P. de Paris a placé en 2008 569 calendriers
alors qu’elle n’en avait placé «
que » 488 en 2007.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois
organisé son Pot de l’Amitié qui fut
encore une fois un franc succès comme vous avez pu
le constater si vous y avez participé ou lu le compte-rendu
dans le Patriote Résistant.
En 2008, s’est tenue dans les locaux de l’association
la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P.
de la région parisienne. Les camarades y furent assez
nombreux et nous avons été assez heureux de
constater que, malgré toutes les difficultés
rencontrés au sein des différentes sections
et des différents départements, chacun tentait
d’apporter des solutions à la diminution des
effectifs.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a trouvé une
solution pour réengager David, notre fidèle
collaborateur, sous la forme d’un emploi à
mi-temps subventionné à 75% par l’Etat.
Grâce à lui et à son travail, notre
site internet a déjà considérablement
évolué.
Il contient désormais des témoignages
d’anciens déportés et internés
que David a été filmé chez eux avant
de monter, d’indexer et de mettre en ligne sur internet
ces films vidéos. Vous pouvez en particulier retrouver
sur notre site www.adirp.org le témoignage très
émouvant d’un de nos camarades du 4e arrt,
M. Halaunbrenner, qui raconte le jour où il a vu
Klaus Barbie faire irruption chez lui pour arrêter
son père et son frère et comment il fut amener
à témoigner lors du procès de Klaus
Barbie, après que sa propre mère ai accompagner
le célèbre avocat Serge Klarsfeld jusqu’en
Bolivie pour y retrouver l’ancien nazi.
Notre site est bien sûr destiné
aux plus jeunes générations, afin qu’elles
puissent avoir accès à nos témoignages
lorsque nous ne serons plus en mesure de nous rendre par
nous mêmes dans les collèges et les lycées.
Pour rendre encore plus riche - et donc
encore plus utile - cet outil de la Mémoire qu’est
en train de devenir notre site, nous en appelons à
tous les camarades anciens déportés et internés,
qu’ils aient ou non l’habitude de témoigner,
pour qu’ils se mettent en contact avec David et puissent
témoigner au nom du Devoir de Mémoire.
Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot
notre camarade ici-présente qui rédigea de
sa plume la plus fine le rapport d’activité
l’année dernière : « Mais
nous ne sommes pas là seulement pour nous auto-féliciter.
Nous n’en avons pas fini avec nos revendications,
il nous reste à obtenir et ce serait grand temps
:
- l’indemnisation des P.R.O. ou de leurs ayants cause.
- l’amélioration de la situation des internés.
- la modification du mode de calcul du rapport constant.
- la proportionnalité des pensions
- l’extension du contentieux en maintenant chaque
année le niveau du budget en euros constants.
Notre influence auprès de nos camarades et de leurs
familles passe par notre journal « Le Patriote Résistant
» dont la qualité et la valeur ne sont plus
à démontrer. Il doit être dans tous
les foyers.
Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé
pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre
la fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous
avons le devoir de rester debout jusqu’au bout du
chemin.
Nous ne pouvons pas prendre notre retraite. »