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L'A.D.I.R.P. DE PARIS EST LA REPRESENTATION DEPARTEMENTALE DE LA F.N.D.I.R.P.
(FÉDÉRATION NATIONALE DES DÉPORTÉS INTERNÉS RÉSISTANTS PATRIOTES |
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L'ADIRP DE PARIS VOUS CONSEILLE :
"En ce temps là, l'amour..."
de et avec Gilles Ségal
Mise en scène Jean Bellorini
7 JANVIER >29 JANVIER
DU JEUDI AU SAMEDI À 19H00,
LE DIMANCHE À 16H30

« En ce temps là, l’amour était de chasser ses enfants. »
Ainsi commence le récit que Z entreprend devant un petit magnétophone. Après avoir longuement hésité, il se décide enfin à raconter un souvenir gravé à jamais dans sa mémoire : l’étrange rencontre avec un père et son jeune garçon dans le wagon qui les emmenait vers les sinistres camps allemands. Et surtout, l’extraordinaire volonté chez cet homme de profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui aurait pu faire de lui un homme.
Gilles Ségal a été l’étoile du mime Marceau Marceau, il a joué avec Jean Louis Barrault, au cinéma ou à la télévision. En tant qu’auteur, il a écrit de nombreuses pièces dont les plus connues ont été Le marionnettiste de Lotz mis en scène par Jean-Paul Roussillon ou encore Monsieur Schpill et Monsieur Tippeton mis en scène par Georges Werler qui a obtenu deux Molière en 1996 (meilleur auteur et meilleur spectacle du subventionné)
Un récit poignant sans être désespéré, exempt de haine mais non de générosité. La qualité du silence dans la salle est à l’image de l’émotion ressentie : rare.
Télérama
Gilles Ségal est un grand acteur. Son jeu, pur et léger, est d’une grande humanité.
Pariscope
Gilles Ségal écrit un texte de haute résistance à la barbarie avec cette leçon racontée par lui-même de manière sobre et simple, sans pathos ni emphase, avec une présence chaleureuse. Un très beau moment de mémoire vivante. Télérama sortir
Ségal, auteur et acteur, avec une pudeur extrême touche en plein cœur
Politis
Mise en scène Jean Bellorini (prix SACD révélation théatrale de l'année 2010)
Co-réalisation Compagnie Air de Lune et Théâtre de Belleville
Du samedi 7
au dimanche 29 janvier
Du jeudi au samedi à
19H, dimanche à 16H30
-
Plein tarif : 28€
Tarif réduit : 18€
Moins de 26 ans : 10€
réservation:
01 48 06 72 34
ADIRP DE PARIS : 10 ANS DÉJÀ !
Dans l’après-midi du 15 décembre 2011, s’est déroulé au siège de l’ADIRP de Paris un pot de l’amitié un peu spécial. Tout d’abord, Emile Torner, président de l’association, a cité les excusés (Gisèle Guillemot, Charlotte Schapira, Jeanine Duchateau et M. et Mme Noudelmann) avant de rendre hommage à tous les camarades disparus, notamment Jean Duchateau et Henri Bulawko, et de conclure en évoquant toutes les commémorations que nous célébrerons en 2012.

Puis la cinquantaine de convives présents pu rendre hommage au travail de David Beau, fidèle collaborateur de l’association dont on célébrait ce jour-là les dix ans au sein de l’ADIRP. Emile Torner mit particulièrement en avant le travail de David, le remerciant ainsi pour son dévouement envers la mémoire et la défense de nos intérêts et ses relations toujours amicales avec les adhérents. Il insista particulièrement sur tous les témoignages vidéos de nos camarades anciens déportés que David a enregistré et mis en ligne sur notre site (www.adirp.org) ainsi que sur le site de partage en ligne www.youtube.com. Leur succès est indéniable : plus de 25 000 visiteurs pour une centaine de vidéos mise en ligne. Ému, David remercia l’assemblée et salua plus particulièrement la mémoire de Jacques Grynberg et Colette Tcherkawsky qui – en compagnie de Raymond Huard – avaient choisi de lui faire confiance voilà dix ans.

La parole fut enfin donnée aux invités. M. Pierre Bourgeois, président du comité Fnaca du 4e arrondissement et M. Georges Celiset, président de l’AFMA de Paris rappelèrent leur attachement aux valeurs qui sont les nôtres. M. Bourgeois en profita pour annoncer qu’en 2012 nous célèbrerons le cinquantième anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.
Pour terminer, M. Jacques Hauboin, adhérent à l’ADIRP du 4e arrondissement évoqua avec beaucoup de passion la pièce de théâtre « En ce temps-là, l’amour » de Gilles Segal dont le succès récent au théâtre de Belleville est dû en partie à la mobilisation de nos adhérents ; un succès tel que la pièce sera reprise dès le mois de janvier 2012 (plus de détails sur notre site)
Les discours terminés, les convives purent déguster champagne, vins fins, gâteaux et autres sucreries que des personnes bien intentionnées avaient apporté avec elles.
L’année 2012 allait pouvoir commencer sous de bons hospices.

LE JEUDI 7 AVRIL 2011
UN HOMMAGE SERA RENDU
À NOTRE CAMARADE

MARCEL PETIT
À 14H30
AU MONUMENT AUX MORTS
DE LA COMMUNE DE DAMMARIE-LES-LYS (77)
La dernière assemblée générale de l'ADIRP de Paris s'est tenue le samedi 26 mars 2011 dans la Salle Jean Mouly de la Mairie du IVe ardt, 2 place Baudoyer de 9h30 à 12h00.
RESOLUTION
Préparée par M. Daniel Hurevitch
Les participants à l’assemblée générale de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 26 mars 2011 à la Mairie du IVe arrt :
1 ) Adhérent au thème choisi pour l’Assemblée Générale de la FNDIRP qui se tiendra à Paris les 12 et 13 mai 2011 : « Fiers des combats d’hier, confiants en l’avenir ». Cette assemblée doit fixer la date de fin d'activité de notre Fédération. Il est nécessaire que la participation soit la plus dense possible. Il sera tenu compte du fait que parmi les 13 015 adhérents fin 2010, les déportés ne sont plus que 1 767. Ensuite le relais de la Mémoire sera transmis à la FMD et aux amis de la FMD.
2) Soulignent que l'écoute des derniers témoins représente une importance considérable non seulement du fait de leur connaissance des camps, mais aussi des leçons qu'ils peuvent en tirer pour la situation dans le monde contemporain .
3) Sont scandalisés par l’attitude du gouvernement français illustrée par notre ancien ministre de tutelle préconisant « le respect mutuel des anciens combattants » (Wehrmacht et SS compris) et par celle de Mme Alliot Marie qui n'a jamais renié sa déclaration : « A la repentance je préfère la réconciliation sincère » mettant ainsi sur le même plan les victimes et leurs bourreaux.
4) S'élèvent solennellement contre la résolution « Conscience européenne et totalitarisme » adoptée le 2 avril 2009 par le parlement européen. Celle- ci demande que le 23 août soit proclamé « Journée européenne du souvenir dédiée aux victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires ». Comme 1’a indiqué notre fédération lors de son dernier congrès, ce texte qui n'a fait l'objet d'aucun débat public constitue une nouvelle étape dans la banalisation du nazisme.
5) Se félicitent que le combat mené par notre Fédération pour la reconnaissance de l’action des résistants et pour la dénonciation du régime de Vichy trouve sa traduction dans le sujet choisi pour le prochain concours de la Résistance et de la Déportation à savoir : « La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy. »
6) Dénoncent la liquidation systématique des acquis du programme du CNR, en particulier le démantèlement et les différentes tentatives de privatisation des services publics. Le CNR avait le souci de voir naître une société plus juste, or tous les_acquis de cette période sont progressivement abandonnés. Nous renouvelons notre demande que le 27 mai - jour de la constitution du CNR - soit reconnu comme journée nationale non fériée.
7) Insistent sur notre attachement à la signification de la date du 8 mai, date de la capitulation des armées hitlériennes et s'opposent à toute tentative de remise en cause de la célébration le 8mai de cette victoire et du caractère férié de ce jour.
8) S’indignent de la suppression du poste de « Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants » et demandent son rétablissement immédiat.
9) Ils se prononcent pour que le processus engagé par la FNDIRP concernant sa dissolution soit respecté. Ils approuvent également la date retenue pour cette dissolution : le 31 12 2013. Ils s'engagent à cesser les activités de l'association dès que la dissolution de la FNDIRP aura été validée officiellement.
RAPPORT D’ACTIVITÉ 2010
rédigé par Geneviève Guilbaud
En 2010, lors de notre dernier congrès, nous étions une cinquantaine réunis à la mairie du XVe. Nous sommes aujourd’hui à peu près aussi nombreux. Il est donc plaisant de constater que, malgré son grand âge – 44 ans - notre association peut s’appuyer chaque année sur un noyau dur de fidèles.
En 2010, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement aux cérémonies du mois d’avril, la Journée National de la Déportation. Dans tous les arrondissement nous nous sommes efforcer de déposer une gerbe et de lire le « Message ». Signalons que depuis plusieurs années, c’est la fille du docteur Meyroune qui, reprenant le flambeau, lit le Message dans le 20e (ou 19e arrt) lors de la cérémonie.
En 2010, lors du congrès de Marseille de la F.N.D.I.R.P., l’A.D.I.R.P. de Paris y était particulièrement présente, avec presque une douzaine de ses membres du bureau siégant parmi les différentes commissions mises en place.
En 2010, si le nombre de ceux qui en sont encore capable a diminué, plusieurs d’entre nous n’ont pas compté leur peine et se sont rendus dans les classes pour témoigner, après que l’association ait adressé un mailing à tous les lycées et collèges parisiens, privés et publics. Difficile de chiffrer le nombre de témoins et de témoignages, mais nous sommes toujours actifs sur ce front et c’est tout ce qui doit compter.
En 2010, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est réuni une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais assez comme cela facilite les activités de l’association. Remercions par conséquent tous ceux qui participent activement à ces réunions, été comme hiver. Le résultat de leur travail est particulièrement réussi, puisque en 2010, après avoir placé 233 cartes sur 266 distribuées, l’A.D.I.R.P. de Paris de Paris a dégagé un surplus de 3570,00 €. L’année précédente, elle en avait placé 238 et dégagé un surplus de 3760,00 €. Le niveau est donc maintenu et nous espérons qu’il en sera de même en 2011.
En 2010, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois organisé son Pot de l’Amitié qui, nul n’en doute, aurait connu un vif succès, si lune tempête de neige n’avait pas eu la mauvaise idée de souffler sur Paris ce jour-là. Néanmoins saluons le courage de la quinzaine de convives présents pour partager petits-fours et vins fins.
En 2010, s’est tenue dans les locaux de l’association la réunion interdépartementale des A.D.I.R.P. de la région parisienne. Les camarades y furent assez nombreux et nous avons été assez heureux de constater que, malgré toutes les difficultés rencontrés au sein des différentes sections et des différents départements, chacun tentait d’apporter des solutions à la diminution des effectifs.
A ce jour, notre site internet comptabilisait plus de 15 000 visites. Il contient 96 vidéos, soit plus de 16 heures de témoignages pour une vingtaines de témoignages et de vidéos relatant les visites des camps et celles des témoins devant les certaines classes. A signaler qu’en 2010, de nouveaux témoins (comme Charlotte Schapira ou notre regretté camarade Marcel Petit) ont tenu à offrir leur témoignage à notre association. Nous avons également reçu la visite en septembre dernier d’une classe d’élèves de Terminale venue spécialement de Berlin pour interroger deux témoins de l’ADIRP de Paris, Emile Torner et Gisèle Guillemot. La rencontre s’est si bien déroulée qu’ils n’ont pas hésité à nous adresser de délicieuses patisseries allemandes à Nôel dernier. Vous pouvez retrouvez tous les films de ces témoignages sur notre site (www.adirp.org ») ou bien encore commander les vidéos directement à David.
Et cette récolte de témoignages est loin d’être terminée. En 2011, sont prévus les témoignages de Charles Palant, de George Petit ainsi que celui de Gisèle Guillemot qui a été témoigner devant les élèves du Club Histoire du lycée Buffon de Paris. Son témoignage est destiné à se retrouver avec certains autres au cœur d’un ouvrage crée par les élèves eux-mêmes et dont le sujet sera les femmes dans la Résistance.
Pour terminer, nous appelons également tous ceux qui n’ont pas encore témoigné – résistants, internés ou déportés – à contacter David afin qu’à votre tour vous puissiez apporter votre pierre à ce modeste édifice qu’est notre site internet, au nom du devoir de mémoire. Car soyons honnête, étant donné notre âge, ça n’est plus à nous d’aller vers les élèves, mais élèves de venir vers nous, et cela est aujourd’hui possible grâce à Internet et au travail de David.
Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot notre camarade ici-présente : «Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé pour pouvoir assurer et puis un grand courage pour vaincre la fatigue qui est le lot des gens de notre âge. Nous avons le devoir de rester debout jusqu’au bout du chemin. Nous ne pouvons toujours pas prendre notre retraite. »
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EN PHOTOS
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MESSAGE DES DÉPORTÉS
pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation
Dimanche 24 avril 2011
Avril- Mai 1945, il Y a 66 ans, s'ouvraient les portes des camps de concentration sous les coups de boutoir des forces alliées. Brutalement, apparut en pleine lumière la réalité d'un système d'oppression qui avait organisé scientifiquement la destruction d'êtres humains. Des milliers d'hommes et de femmes rescapés de ces camps d'extermination et de concentration, allaient témoigner, au nom de millions de morts et de disparus, du danger mortel que recélait un régime établi sur la négation des droits de l'être humain, par son avilissement et sa mort.
Nous qui sommes les survivants de ce système, apportons aujourd'hui notre témoignage, en ces temps de tourmente où se confrontent des extrémismes étatiques ou religieux et les aspirations d'ouverture vers la démocratie et le simple respect des droits de l'homme.
Nous tenons à affirmer notre conviction que ce rappel des luttes et des souffrances d'hier ne doit pas seulement consister en un regard apitoyé ou reconnaissant lancé sur un passé douloureux.
Cette évocation ne saurait être dissociée des espoirs qu'aux jours sombres nous placions dans l'avenir, et que, aujourd'hui encore, nous entendons préserver et développer.
En cette journée du souvenir de la déportation et des combats de la liberté, les hommes, les femmes et les enfants qui ont vécu ces événements dans leur chair et avec leurs yeux, appellent avec force leurs concitoyens à rester fermes dans la défense des valeurs de liberté, de démocratie, de tolérance et à ne jamais oublier que le monde se construit par la force de l'espoir et par la générosité des hommes, non par la force des dictatures.
Ce message a été rédigé conjointement par
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes
L'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus
L'Union Nationale des Déportés, Internés et Victimes de Guerre
Le mercredi 15 septembre 2010 les élèves du groupe d'étude Friedens-AG du Lycée Fichtenberg Gymnasium de Berlin Steglitz-Zehlendorf accompagnés de leurs enseignante Mme Linde Wagner et Mme Annette Seeboth rencontrèrent M. Emile Torner et Mme Gisèle Guillemot, anciens Résistants et Déportés au siège de l'association A.D.I.R.P. de Paris situé dans le quartier du Marais.
Retrouvez ici les films de cette rencontre.

L'ADIRP de Paris a la tristesse de vous faire part de la disparition de notre camarade Marcel Petit.

Nous adressons toutes nos plus sincères condoléances à sa compagne, Geneviève Guilbaud.Marcel Petit est décédé le 13 octobre. Membre du Comité national, il était président de l'ADIRP de Seine-et-Marne et président de la section de Melun-Dammarieles~Lys.
Il était également très impliqué dans le Comité du mémorial de Nanteuil-Saâcy en vue de l'implantation d'un wagon rappelant le dernier convoi de déportés parti de la région parisienne le 16 août 1944. Engagé dans la Résistance au sein du Front national et des FTP, il était chargé de la distribution de tracts à Dammarie-les-Lys après les avoir récupérés à la gare de Melun ou de Fontainebleau.
Il fut arrêté le 22 avril 1942, à l'âge de 15 ans, et interné à Melun et à Fresnes. Il fut déporté comme NN le 22 juin 1942 au camp de Hinzert puis transféré dans les prisons de Wittlich et de Breslau (Wroclaw, en BasseSilésie) où il fut jugé et condamné. Le camp de Gross-Rosen fut l'étape suivante suivie de Dora, Harzungen, Nordhausen et Bergen-Belsen enfin, où il fut libéré. Marcel Petit était chevalier de la Légion d'honneur, Combattant volontaire de la Résistance, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre et de la Croix du combattant.
L'ADIRP de Seine-et-Marne organise une cérémonie qui aura lieu le 13 novembre à 11 heures, au monument aux morts de Dammarie-les-Lys pour lui rendre hommage. Le Bureau de l'ADIRP de Paris
LE NOUVEAU LIVRE D'EMILE TORNER
VIENT DE PARAITRE !
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Photo de couverture prise en juillet 2007 devant le tunnel du camp de concentration de Langenstein, Kommando de Buchenwald |
Pourquoi écrire un livre soixante-quatre ans après la libération des camps ?
Si j'avais écrit ce livre dans les années suivant mon retour, ce qui est écrit sur ma déportation aurait été identique à aujourd'hui. Mais tous les événements que je peux relater avec mes réflexions et l'expérience peuvent davantage intéresser les lecteurs.
Soixante-quatre ans, c'est vraiment toute une vie.
Je pense que j'ai de nombreux projets à faire aboutir.
Tant que je le pourrai, je continuerai à témoigner et à me rendre sur les lieux de mémoire. Ce qui est important aussi bien pour les jeunes générations que pour les familles qui nous accompagnent. Les jeunes générations pour les appeler à être vigilants sur les événements à venir. Quant aux familles, elles veulent connaître dans quelles conditions ont vécu les leurs.
C'est pourquoi, tant que nous le pourrons, il faudra continuer à être présents lors des voyages "Action Mémoire" avec l'association française Buchenwald - Dora et Kommandos.
Né en 1925 à Paris, Emile TORNER fut résistant, déporté à Buchenwald et Langenstein. Il est aujourd'hui président de l'ADIRP de Paris.
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Résistant à 15 ans, il est arrêté
et survivra à plusieurs années de déportation,
de la prison de Melun à Nordhausen, en passant par Dora, Hinzert
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"A la place du gaz, on
a eu de l'eau..."
Enfant de la rue des Rosiers, Samuel
Adoner est arrêté avec toute sa famille avant d'être
interné à Drancy puis déporté à
Auschwitz où il verra les siens pour la dernière fois...

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CONGRES 2010
Compte-rendu / Rapport
d'activité / Résolutions / Discours de clôture
1 - RAPPORT
DU CONGRES DE L’ADIRP DE PARIS
En ce samedi 27 mars, nous sommes réunis
à la Salle Saint-Lambert de la Mairie du XVe arrondissement. Le
président Emile Torner ouvre la séance, souhaite la bienvenue
aux participants avant d’égrener la liste des camarades
excusés, des personnalités présentes ou excusées.
Il annonce également un don d’un montant de 50,00 €
de la part de Mme Rabitchov. Nous regrettons par ailleurs l’absence
de Raymond Huard, souffrant, qui devrait nous rejoindre plus tard. Puis
nous observons une minute de silence à la mémoire de nos
camarades disparus depuis notre dernière assemblée générale.
J. Duchateau vient ensuite à la tribune pour lire le rapport d’activité
rédigé par G. Guillemot. Puis N.Skrobek lit le projet de
résolution. A l’issue de cette lecture, E.Torner lit une
lettre de P. Prompt qui nous donne son avis critique au sujet de ce projet
de résolution, trop larmoyant à son goût. Pour D.
Hurevitch, la résolution est bonne, mais il conviendrait de rajouter
un paragraphe qui réaffirmerait notre fidélité envers
le C.N.R, attaqué par certains ces derniers temps. Une commission
se met rapidement en place pour écrire ce petit paragraphe. M.
Cling souhaiterait que l’ont ajoute que les armées alliées
ont pu gagner la guerre avec l’aide de la résistance européenne.
Et que l’on oublie pas de mentionner les complices vichystes à
chaque fois que l’on évoque la «barbarie nazie».
Puis Gérard Pupile,
notre trésorier présente le rapport financier. Malgré
des dépenses imprévues, (réfection du local, frais
de mailing non provisionnés) nos finances sont saines et sous
contrôle, grâce, notamment, aux dons et aux subventions salariales
obtenues grâce à l’embauche d’un CAE. La subvention
de la région Ile de France, promise depuis des mois, nous a enfin
été versée. Unique membre de la commission des finances,
Eliane Hurevitch se plaint d’avoir été seule, mais
donne son quitus.
Election du bureau :
En raison de son éloignement de Paris, D. Hurevitch souhaiterait
quitter son poste de vice-président, mais face à l’insistance
d’A. Laufman et des autres membres du Bureau, D. Hurevitch accepte
de rester à condition que nos réunions ne se tiennent plus
le jeudi ou le lundi. La commission des finances s’enrichit de
deux nouveaux membres : J. Duchateau et J. Migdal.
Prises de paroles. Président
du Comité d’Entente des A.C. du XVe arrt, le Colonel Bourré
s’occupe de 25 associations et s’efforce d’assister
à toutes les réunions. Il a toujours suivi nos travaux
et insiste pour que l’on poursuive notre devoir de mémoire
et que l’on intéresse les jeunes à notre passé.
Il nous félicite pour notre travail et nous souhaite de continuer
ainsi encore longtemps.
Président du
Comité de Paris de la FNACA, Jean Laurans est également
présent en tant qu’adhérent. Il nous assure que les
A.C. d’Algérie partagent nos valeurs et se posent en continuateurs
de nos travaux. Ils ont toujours été impressionnés
par notre détermination et s’appuient sur notre expérience.
Il nous fait part de la création prochaine dans le XVe arrt de
l’Espace Parisen Histoire et mémoire de la Guerre d’Algérie.
Il termine en nous assurant que les anciens combattants d’Algérie
seront toujours à nos côtés.
Représentante
d’Anne Hidalgo et des groupes de gauche de la mairie, Mme Petranico
se dit honorée de participer à notre congrès et
tient à exprimer tous ces voeux pour notre association. Elle nous
fait part de l’expérience de sa fille qui participé
au concours de la Résistance et de la Déportation et qui
a été très touchée par cette partie de l’histoire.
Elle affirme que la mémoire doit continuer par tous les moyens
: livres, films expériences, témoignages. Elle s’avoue
très émue par la nouvelle progression du FN aux dernières
élections et termine en promettant de maintenir en vie nos efforts
car « c’est grâce à vous que nous sommes libres
».
Fraîchement élue
présidente des la délégation territoriale de l’AFMD
de Paris, Mme Anne Sanquer se réjouit de voir à quel point
nous sommes encore nombreux et actifs. Elle nous fait part ensuite du
nouveau dispositif du service civique qui s’apprête à
impliquer encore davantage les jeunes dans la vie associative, ce qui
représente une chance pour la transmission de la mémoire
de la déportation et de la résistance.
Ayant découvert
par l’intermédiaire de notre site internet la tenue de notre
congrès, M. et Mme Helmut Vona, amis d’E. Torner, sont venus
exprès d’Allemagne pour y assister : Très ému,
M. Vona explique qu’il avait 6 ans en 45, qu’il ne souvient
pas vraiment de la guerre, mais il nous félicite, avec beaucoup
d’émotion dans la voix, pour notre lutte contre cette barbarie
et avoue qu’il s‘efforce de la continuer outre-Rhin. E. Torner
ajoute que nous n’avons jamais été fâché
avec le peuple allemand qui lui aussi fut victime de Hitler, mais que
nous avons toujours combattu les nazis et leurs idées.
C. Schapira rappelle
que lors de la Journée du Souvenir, le 25 avril prochain, il faut
être présent en mairie. Dans le18e à 10h00, chantera
la chorale de l’Opéra de Paris.
E. Torner regrette qu’à
l’occasion du 65é anniversaire de la libération des
camps, le secrétariat d'état n’ait rien organisé,
nous faisant ainsi regretté Jacques Chirac et la cérémonie
qu’il avait organisé au Trocadéro.
A l’heure des votes, le rapport d’activité, le rapport
financier et le projet de résolution sont adoptés à
l’unanimité.
Pour clore ce congrès,
représentante de la FNDIRP, G. Guilbaud prononce son discours
(voir plus bas) à l’issue duquel elle est chaleureusement
applaudie. Des fleurs lui sont offertes. Nous offrons également
des livres au Colonel Bourré ainsi qu’à Herr et Frau
Vona. La séance est close à 12h00.
Pour terminer, plusieurs gerbes furent déposées au pied
du Monument au mort de la mairie, notamment par J.M. Hue, adjoint au
maire en charge des Anciens Combattants. Puis un repas convivial fut
pris au restaurant où comptâmes 36 convives heureux et fiers
d’être présents.
2 - RAPPORT
D'ACTIVITE, REDIGE PAR GISELE GUILLEMOT
Les années se succèdent et plus ou
moins se ressemblent mais drainent de plus en plus leur poids de difficultés.
D’abord, hélas, les disparitions qui s’accélèrent
et nous laissent démunis – ceux qui s’en vont sont
irremplaçables – à notre chagrin s’ajoutent
les difficultés matérielles provoquées par ces départs.
Par ailleurs, au fil du temps nous devons assumer tous les maux du grand
âge. Que se soit au niveau de la FNDIRP ou de notre ADIRP nous
nous affaiblissons physiquement et chacune de nos activités exige
un effort considérable.
Pourtant chacun d’entre
nous essaie avec pugnacité d’être encore efficace
et il faut reconnaître que tant bien que mal notre AD tient le
coup.
Les rencontres que nous provoquons sont toujours des succès et
nous sommes surpris de nous retrouver aussi nombreux – mais ce
n’est pas sans difficultés – aussi nous avons besoin
des efforts de chacun.
Les petits ruisseaux,
dit-on font les grandes rivières. Il faut que notre rivière
coule encore un certain temps, aussi nous avons besoin de tous les petits
ruisseaux.
Les plus courageux d’entre-nous participent encore à des
interventions dans les établissements scolaires et y passent beaucoup
de leur temps. Nous sommes hélas trop peu nombreux dans ce genre
d’activité.
Ce qui importe, c’est
qu’autant que nous le puissions, nous tentions de donner à
nos jeunes l’envie de s’investir dans la vie collective,
quand on pense aux difficultés surmontées pour obtenir
le droit de vote aux femmes et que pas même la moitié d’entre
elles se rendent aux urnes, c’est désespérant.
Nous devons à
tous ceux qui viennent de nous quitter, Claudine Leroy, Pierre Gouffault,
Jacques Loriette et tous les autres de transmettre la Mémoire,
afin que notre douloureux passé serve au moins à construire
un meilleur avenir.
En 2009, l’ADIRP a organisé dans ces locaux refaits à
neuf, une séance de dédicaces qui a réuni plus d’une
quarantaine de participants. Une vingtaine d’ouvrages ont été
vendus.
En 2006, subventionnée
par l’Ile de France, l’ADIRP a entamé une collection
de témoignages de nos anciens internés, résistants
et déportés, filmés en vidéos et placés
ensuite sur notre site. Une quinzaine de témoignages sont désormais
sur notre site. En douze mois, nous avons reçu plus de 6000 visites.
Voilà un relais de la mémoire qui fonctionne très
bien. Je vous invite à visiter notre site www.adirp.org. Pour
ceux qui ne l’ont pas encore fait, je les invite également
à témoigner, cela peut se faire à votre domicile
ou bien au siège de l’ADIRP, rue de Jouy.
Vous pouvez acquérir ses témoignages sur DVD. Il suffit
de les commander à David. Ils sont gratuits - nous n’avons
pas le droit de les vendre, cela est inscrit dans la convention que nous
avons passé avec l’Ile de France - mais ceux qui le désirent
peuvent faire un don au moment de recevoir ses DVD.
En collaboration
avec le Musée de Besançon, nous avons retrouvé des
cassettes VHS de certains témoins appartenant à l’ADIRP
de Paris. Nous avons pu numériser les bandes et les monter en
plusieurs petits extraits de 10 minutes avant de les placer sur notre
site. Nous avons également pu placer sur notre site plusieurs
vidéos montrant nos camarades Emile et Raymond témoigner
dans les locaux de la FMD, devant deux classes de lycéens venus
de Belfort.
Pour terminer, quatre
heures de films ont été numérisées, montées
et placées sur notre site. Il s’agissait d’un voyage
que notre président Emile Torner a effectué à Buchenwald,
Dora et Langenstein en compagnie d’autres anciens déportés
chargés de faire visiter ces camps à dune vingtaine de
lauréats du Concours National de la Résistance et de la
Déportation.
3 - RÉSOLUTION
DE L’A.D.I.R.P. DE PARIS
Les participants au congrès de l’A.D.I.R.P.
de Paris réunis le 27 mars 2010 à la Mairie du XVe arrt
:
1° - Adhèrent
aux thèmes choisis pour le 36e Congrès de la F.N.D.I.R.P.
qui se tiendra à Marseille du 17 au 20 mai 2010 : « Solidarité
dans les camps : notre survie ; solidarité Aujourd’hui:
l’avenir du monde ».
2° - Commémorent en 2010 le 65e Anniversaire de la libération
des Camps d’Extermination nazis. Ses usines de mort étaient
méthodiquement conçues, pour assassiner de façon
massive les déportés non seulement adultes, mais également
les enfants de tout âge. Ces camps étaient aussi destinés
à l’exploitation du travail des déportés
et cela en les obligeant à travailler jusqu’à l’extrême
limite de leurs forces. Les nazis poussèrent leur sadisme jusqu’à
inventer les meilleurs moyens d’avilissement et de déshumanisation
des hommes, des femmes et des enfants dont ils avaient programmée
la disparition.
3° - L’ADIRP réprouve la déclaration de M. Kessler
en tant que membre de la direction du MEDEF disant en substance qu’il
fallait en finir avec tout ce qu’il reste du programme de la Résistance.
Le désespoir qui s’est manifesté non seulement par
l’importance du vote Front National, mais aussi par celui de l’abstention
justifie la nécessité de conserver les acquis sociaux
du programme du CNR. L’ADIRP demande que soit enfin votée
« 27 mai, journée nationale de la Résistance »
(non chômée).
4° - Survivants revenus il y a 65 ans des camps, des bagnes et des
prisons de « l’Univers concentrationnaire nazi »,
nous n’avons pour la plupart survécu et parvenu à
conserver notre dignité que grâce à la solidarité
que nous avons réussis à créer, malgré la
menace de mort immédiate. Après notre retour nous avons
su majoritairement rester solidaires.
5° - Cette solidarité a été le principal leitmotiv
de la F.N.D.I.R.P. depuis sa création en 1945. Solidarité
pour la défense de nos droits. solidarité dans la lutte
pour la Paix, dans ce 20e Siècle qui a vécu des Guerres
et une Barbarie sans précédent dans l’histoire de
l’Humanité. Solidarité avec tous ceux qui luttent
pour que chaque être humain vive dignement dans le respect de
la Déclaration Universelle Des Droits De L’homme. La dignité
de chaque enfant, de chaque femme, de chaque homme commençant
quand il n’a plus faim.
4 - DISCOURS
DE MME GENEVIEVE GUILBAUD, DE LA FNDIRP
"Chers
camarades, chers amis ,
La Direction
Nationale m'a chargé de la représenter, en tant que Membre
de la Commission Nationale du Contrôle Financier de la FNDIRP,
lourde tâche que je vais faire malgré tout avec plaisir.
C'est toujours émouvant de se retrouver devant vous, il y a tellement
de souvenirs qui nous lient depuis des décennies FNDIRP - ADIRP
. Votre congrès prend place dans une période où
le travail de mémoire est plus important que jamais, où
la vigilance ne doit en aucun cas se relâcher. Je sais que les
membres de votre Comité de direction y sont très attentifs.
Nous sommes encore pour un certain temps des passeurs de mémoire.
Le monde où nous vivons est plein de périls, j'y reviendrai
tout à l'heure. Aussi les derniers survivants des prisons et des
camps, les familles le doivent à leurs disparus, se doivent à
eux-mêmes témoigner, de faire réfléchir les
jeunes en particulier. Cela a existé, cela peut se reproduire.
Pourquoi,
comment, une telle négation totale de tout ce qui fait la richesse
de l'être humain à t-elle pu exister ? Quelles forces ont
donc permis à l'idéologie nazie de naître et de se
répandre ? Soixante ans après, nous sommes là, très
peu nombreux il est vrai, pour dire à ces jeunes : à vous
de reprendre le relais ! Soyez acteurs et non simple spectateurs ! Je
m’adresse plus particulièrement aux Déports et aux
Résistants. Vous avez fait votre devoir, vous avez su dire non
! Cela vous a coûté très cher, mais la liberté
était au bout du chemin,. Notre liberté, bien sur en 1945,
mais aussi la votre, celle d'aujourd'hui. Nous connaissons les difficultés
contre lesquelles les jeunes doivent se battre, nous leur faisons confiance
pour construire une société dont nous rêvions à
votre retour, celle où l'homme pourra pleinement se réaliser.
A la FNDIRP comme à la FMD, nous continuerons à le transmettre.
Je sais que partout nous rencontrons des difficultés dues à
l'âge, à la maladie, mais une fois de plus, je m'en voudrais
de ne pas citer Marcel Paul : « Nous sommes condamnés à
aller jusqu'au bout ! »
Le problème
est de savoir que signifie « aller jusqu'au bout » ?
Aujourd'hui,
vous, les anciens combattants volontaires de la Résistance, internés,
déportés, nous voulons tous passionnément l'union
de tous ceux qui luttent pour le même idéal de paix, de
liberté, de fraternité. Ce qu'ont réussi à
réaliser la FMD et son association des Amis. Un travail considérable
à déjà été accompli grâce à
la Fondation créée en 1990 par la FNDIRP et l'UMIF auxquelles
se sont rapidement jointes la quasi-totalité des Fédérations,
Associations, Amicales, représentant l'internement et la déportation.
Je rappelle pour mémoire la réalisation du cd- rom qui
en est à sa seconde édition, la réalisation de la
vidéothèque contenant plus de 100 témoignages, la
publication des quatre volumes du livre-mémorial des déportés
partis de France, d'un autre lieu que de Drancy et qui réserve
quelques surprises puisque nous avons recensé près de 90
000 personnes déportées pour faits de résistance.
Permettez-moi d'insister, également sur les Amis de la Fondation.
Des délégations territoriales existent aujourd'hui dans
76 départements et elles y font du bon travail. Il n'est pas question
- ce n'est d'ailleurs pas leur vocation - que les Amis de la FMD remplacent
la FNDIRP, mais ils sont déjà le relais de la Fondation
sur le terrain et représentent l'avenir de notre mémoire.
Le devoir
de mémoire est exigeant. Les quelques années qui nous restent
pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions ne seront pas de trop
pour laisser aux témoins des témoins un matériau
conséquent et fiable qui leur permette de perpétrer la
mémoire de l'internement et de la déportation. Mes chers
Camarades, les combats que nous menons depuis plus d'un demi-siècle
pour promouvoir les valeurs qui sont les nôtres : la Paix, les
droits de l'homme, la lutte contre le racisme, l'antisémitisme,
l'islamophobie et la xénophobie, contre toutes les exclusions,
ces combats sont toujours d'actualité. Nous devons par conséquent
continuer, tant que nous le pourrons.
La dernière
partie de mon propos consistera à vous donner quelques informations
sur l'activité de la fédération. En 2009, à
la Fédération, nous étions encore près de
15 000, exactement 14 838 en 2009 dont 2293 Déportés, 946
Internés, 1083 PRO, 9282 Familles et 1232 Amis. Cela représente
une force importante, mais montre que plus de 70% des membres de la FNDIRP
sont des familles ou des amis et moins de 30% d'anciens déportés,
internés et PRO. Nous devons donc réfléchir au devenir
de la Fédération et un groupe de travail a été
créé pour ce faire. Le Conseil d'Administration de la FNDIRP
à proposé que l'Assemblée Générale
2011 fixe la date de la fin d'activité de la Fédération.
Notre Secrétaire Général a repris cette proposition
dans le rapport moral présenté en mai 2009 à Paris,
rapport moral approuvé par les délégués.
Notre Assemblée Générale de 2009 s’est tenue
à l'Hôtel de Ville de Paris dans de bonnes conditions. Ces
rencontres annuelles sont toujours un fort moment d'échanges et
de retrouvailles. Une fois encore, nous avons pu constater qu'un certain
nombre d'ADIRP continuent d’avoir de nombreuses activités,
malgré toutes les difficultés que nous connaissons. Cette
année, notre congrès se déroulera à Marseille
sur le thème : « Solidarité dans les camps: notre
survie, solidarité aujourd'hui : l'avenir du monde » Nous
espérons une participation nombreuse, les questions qui y seront
débattues seront essentielles pour le devenir de la Fédération."
Le
prochain CONGRES de l’ADIRP DE PARIS
se
tiendra
à
la Mairie du XVe arrondissement,
31 rue Péclet
(M° Vaugirard) de 9h30 à 12h00
Face aux difficultés que nous rencontrons actuellement, nous
serions très heureux si cette année vous pouviez faire un
effort exceptionnel pour être présents et nous aider à
renouveler le Bureau de l’ADIRP et le Comité Départemental.
Par ailleurs, l’horaire ne nous permettant de déborder, nous
vous prions de bien vouloir arriver à 9h30.
Nous aborderons l’ordre du jour suivant
:
1 - Présentation du Rapport d’Activité, par Gisèle
Guillemot
2 - Présentation du Budget 2009 et des prévisions budgétaires
2010, par Gérard Pupile.
3 - Projet de Résolution de l’ADIRP de Paris (Voir
plus bas)
4 - Débats et votes sur les différents rapports et sur
le projet de résolution.
5 - Elections du Bureau
7 - Question diverses.
A l’issue des débats, à
12h00, nous déposerons une gerbe au Monument aux Morts de la Mairie,
accompagnés par la musique des gardiens de la Paix. Puis
un déjeuner sera organisé au restaurant Le Cap, situé
juste en face de la mairie. Prix du repas : 22,00 €, (11,00 pour
les veuves) - boissons non comprises
Lors
de nos travaux, nous étudierons le projet de résolutions
suivant :
PROJET
DE RÉSOLUTION DE
L’A.D.I.R.P. DE PARIS
Les
participants à l’Assemblée Générale
de l’A.D.I.R.P. de Paris réunis le 27 mars 2010 à
la Mairie du XVème Arrondissement :
1° - Adhèrent aux thèmes choisis pour le 36ème
Congrès de la F.N.D.I.R.P. qui se tiendra à Marseille
du 17 au 20 Mai 2010 : «SOLIDARITÉ DANS LES CAMPS
:NOTRE SURVIE, SOLIDARITÉ AUJOURD’HUI: L’AVENIR
DU MONDE »
2° - Commémorent en 2010 le 65ème Anniversaire
de la libération des Camps d’Extermination nazis, usines
de mort méthodiquement conçues et des Camps de concentration,
usines d’exploitation jusqu’à leur dernière
limite des forces de travail de leurs prisonniers, réalisation
de barbares ne se contentant pas d’installer un système
« de mort par le travail », poussant leur sadisme à
inventer les meilleurs moyens d’avilissement et de déshumanisation
des hommes et des femmes dont ils avaient programmée la disparition.
3° - Survivants revenus il y a 65 ans des Camps, des bagnes et
des prisons de « l’Univers concentrationnaire nazi »,
nous n’avons pour la plupart survécu et parvenu à
conserver notre dignité que grâce à la solidarité
que nous avons réussis à créer, malgré
la menace de mort immédiate. Après notre retour nous
avons su majoritairement rester SOLIDAIRES.
4° - Cette SOLIDARITÉ a été le principal
leitmotiv de la F.N.D.I.R.P. depuis sa création en 1945. SOLIDARITÉ
pour la défense de nos droits. SOLIDARITÉ dans la lutte
pour la Paix, dans ce Siècle qui a vécu des Guerres
et une Barbarie sans précédent dans l’histoire
de l’Humanité. SOLIDARITÉ avec tous ceux qui
luttent pour que chaque être humain vive dignement dans le
respect de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
La dignité de chaque enfant, de chaque femme, de chaque homme
commençant quand il n’a plus faim.
5° - Nous les Déportés survivants qui pendant des
dizaines d’années avons été l’âme
de la F.N.D.I.R.P. qui voyons chaque semaine disparaître, un
a un, nos camarades, derniers témoins des barbaries sans précédent
du 20ème Siècle, avons décidés que la
F.N.D.I.R.P. propose à l’Assemblée Générale
qui se tiendra statutairement en 2011, la cessation de ses activités.
Des dispositions ayant été prises pour que soit assuré
le relais par les générations qui nous suivent dans
les Amis de la F.M.D. Fondation ou est et sera conservée la
Mémoire des 67 années d’action de notre Fédération
et des AD qui la composent. Ceux qui seront encore présents
continuerons au sein des A.F.M.D. l’action qu’ils mènent
depuis leur retour de « l’enfer ».
6° - Nous les survivantes et les survivants tenons à renouveler
notre reconnaissance aux « combattants des armées de
la coalition antihitlérienne » qui sur terre et sur
mer, dans les airs et sous les mers, de Stalingrad aux Plages de
Normandie en passant par les plaines de Koursk, Berlin, le ciel de
Londres, El Alamen, le Maroc, l’Algérie, l’Italie,
les Plages de Provence, le Rhin .... Nous permirent de retrouver
la Liberté.
7° - L’A.D.I.R.P. est consciente que la société
de 2010 n’assure pas à chaque être humain la dignité
à laquelle il a droit et pour laquelle dès notre retour
nous nous sommes battus, nous espérons et demandons que les
générations qui nous suivent tirent les leçons
du passé et agissent afin que la société qui
leur est léguée soit de pus en plus faite de justice.
|
Un nouveau témoignage vient
d'enrichir notre site : celui de
Charlotte Schapira, qui a vu ses parents disparaître
lors de la rafle du Vel d'Hiv et qui fut une des survivantes du camp d'extermination
d'Auschwitz.

Si son témoignage vous donne
envie d'en savoir davantage sur son parcours, n'hésitez
pas à nous commander son livre : "Il
Faudra Que Je Me Souvienne", ed. l'Harmattan.

|
L’ADIRP
DE PARIS
a le plaisir
de vous inviter à une
Rencontre & Dédicaces
Mercredi
9 décembre 2009
de
14h30 à 17h30
au siège de l’association
4, rue de Jouy 75004 Paris
en présence des auteurs
Thomas
Fontaine
« L’Impossible Oubli »

Gisèle
Guillemot
« Résistante »

Charlotte
Schapira
« Il Faudra Que Je Me Souvienne »

Charles
Palant
« Je Crois Au Matin »

|
| RETOUR
AUX CAMPS
LES VOYAGES
ACTION-MEMOIRE
En
juillet 2007, l'ADIRP de Paris a organisé un pélerinage
aux camps de Buchenwald, Dora-Mittelbau et Langenstein.
"Retour
Aux Camps"
Guidant
de jeunes lauréats du concours national de la résistance
et de la déportation à travers ces vestiges de l'enfer
concentrationnaire nazi, des anciens déportés parcourent
les camps et livrent leurs souvenirs...
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

Conseil
régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr
|
LA
DEPORTATION EN 11 QUESTIONS
Filmés
à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation,

Emile
Torner et Raymond Huard

évoquent
leurs parcours
et répondent aux nombreuses

questions
d'élèves de terminale du lycée Condorcet
de Belfort.
VOIR
LES VIDEOS
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

Conseil régional
d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr
|
NOS
TEMOIGNAGES
Depuis
plusieurs mois, notre site
s'est enrichi de nouveaux témoignages
d'anciens résistants, internés et déportés,
tournés en vidéos.
Retrouvez-les
ici :
Témoignages
Il
y a dix ans, l’A.D.I.R.P. de Paris comptait plus de trois cent
cinquante déportés et internés. Ils ne sont plus
que cent seize aujourd’hui, et parmi tous ceux qui ne sont plus,
combien ont pu laisser une trace tangible de leur témoignage
?
Leur témoignage est pourtant l’épine dorsale de
la Mémoire de la Résistance et de la Déportation.
Persuadée de pouvoir faire toujours davantage pour le Devoir
de Mémoire, l’A.D.I.R.P. de Paris a décidé
de permettre à tous ses adhérents déportés
et internés de livrer leur témoignage et de donner ainsi
à notre association un véritable rôle de passeur
de Mémoire.
Capté en vidéo, chaque témoin pourra ainsi laisser
aux générations actuelles et futures une trace de son
histoire et contribuer ainsi à garder vivante cette Mémoire
de la Résistance et de la Déportation...
Réalisé
avec le concours de la région Ile de France

Conseil
régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 http://www.iledefrance.fr
|
Notre
camarade Charles Palant vient de faire paraître un nouvel ouvrage.

Voici
un extrait de son blog :
"Amis lecteurs,
laissez-moi vous dire,
JE CROIS AU MATIN est le récit dans lequel je ME raconte. Je délivre
ce que ma mémoire a retenu de mon enfance, de ma jeunesse, de ma
déportation, de ma vie d'homme, de militant engagé.
Ce n'est pas, à vrai dire, une biographie. Je n'ai pas le savoir-faire
de l'historien, ni le talent du chroniqueur. Mon livre est le recueil de
souvenirs des choses vécues et des expériences accumulées.
Je ne me donne pas en exemple. Et je n'ai de comptes à régler
avec personne.
J'affirme, ça et là des convictions. Aucune n'est comminatoire.
Je le fais avec la fermeté d'une main tendue, ouverte et franche.
Je déteste la main molle.
Les premiers lecteurs de mon livre, encore à l'état de manuscrit,
l'ont trouvé attachant. Certains, les plus jeunes, m'ont dit qu'ils
aimeraient connaître la suite. Savent-ils, ces veinards, que la suite,
eux, la vivront ?"
"Je crois au matin" - 420 pages - Le Manuscrit éditeur
- prix : 29,90€.
Commandes : www.manuscrit.com - www.Amazon.fr
Librairie du Mémorial de la Shoah
rue Geoffroy l’Asnier - Paris 75004
Union des Déportés d’Auschwitz
39, Bd Beaumarchais – Paris 75003
Compte-rendu
de l’Assemblée Générale
de
l’A.D.I.R.P. de Paris
Mairie du XVIIe Arrt / 28 mars 2009
Une cinquantaine de personnes se trouve rassemblée
dans la salle Poulbot de la Mairie du XVIIIe arrondissement. Emile
Torner représente la F.N.D.I.R.P. et Maurice Cling préside
la réunion. En préambule aux débats, Maurice
Cling lit la liste des camarades et des personnalités excusés,
puis celle de tous nos camarades disparus depuis notre dernière
assemblé . Une minute de silence est observée.
Après la lecture du rapport moral d’activité par
Geneviève Guilbaud, Daniel Hurevitch (11e) soumet au bureau
le problème qu’il a rencontré en tant que membre
du jury du concours départemental de la Résistance et
de la Déportation. Il en a été « remercié
» à la fin de l’année dernière en
vertu d’une règle dite du « renouvellement des
membres ». Or depuis cinq ans que notre camarade siégeait
parmi ce jury, jamais cette règle n’avait encore été
appliquée. Etonnée, voire choquée par cette mise
à l’écart, l’ADIRP et la FNDIRP ont adressé
un courrier au responsable, mais à ce jour ce courrier est
resté lettre morte. « Que peut-on faire, ? » demande
Cling. « Doit-on contacter un membre plus haut placé
au rectorat ? Ecrire un article dans le P.R. ? »
Jean-Paul Riffault (président
du comité A.N.A.C.R de PARIS) évoque une remise en cause
de la présence des Résistants dans les jurys. Selon
lui, « l’Education Nationale semble vouloir mettre sous
tutelle ces jurys et il est ennuyeux que ceux qui ont été
concernés en premier lieu par la Résistance ne puissent
plus apporter leur parole au sein de ces jurys. Cela est en train
de devenir un problème politique. »
Aux yeux de M. Cling,
« Il est clair que nous gênons car nous ne sommes pas
dans la ligne « officielle » qu’on veut nous imposer.
» Il rappelle que l’inspectrice générale
du concours a été nommé par le gouvernement et
qu’elle avait par ailleurs été nommée pour
participer à la grand réconciliation entre tous les
Anciens Combattants européens (S.S. et soldats de la Wehrmacht
compris).
Gérard Pupile, notre trésorier, présente le bilan
financier de 2008 ainsi que les prévisions budgétaires
pour 2009. Il en ressort que nous avons désormais des finances
saines et équilibrées. Il remercie encore une fois nos
généreux donateurs grâce auxquels nous parvenons
à nous maintenir à flots. Même la nouvelle embauche
de notre collaborateur David Beau sera finalement équilibrée
grâce aux aides de l’Etat. La commission des finances
donne son quitus.
M. Cling remercie Gérard Pupile et se félicite de la
bonne santé financière de l’association avant
de demander à D. Hurevitch de lire son projet de résolution.
Plusieurs problèmes sont soulevés.
Tout d’abord,
M. Cling souligne l’importance de la date de création
du programme du C.N.R. et regrette qu’il n’existe aucun
monument dédié à la Résistance à
Paris. Une phrase sera donc rajouter au projet de résolution.
Puis le problème
est soulevé de la place occupée au sein de cette résolution
par des problèmes jugés trop « politiques »
et pas assez en rapport avec le combat des anciens déportés
et internés (les médicaments, le conflit israélo-palestiniens,
l’attitude du gouvernement français, etc.).
M. Cling juge que «
la politique du gouvernement est moins notre problème que ceux
rencontrés par les anciens déportés. »
D. Hurevitch se défend en expliquant qu’il a repris l’article
de Robert Créange paru dans le P.R. et qui était à
ses yeux « encore plus virulent ». Alice Laufman (responsable
de la section du 10e arrt) rappelle que ces sujets « politiques
» ont pourtant fait l’objet de congrès de la F.N.D.I.R.P.
et insiste pour qu’on les aborde au sein de notre résolution.
M. Cling préférerait mettre l’accent sur les problèmes
liés à « notre mémoire » : O.T.A.N.,
manuel franco-allemand, libertés rognées par le gouvernement,
etc.
Pour D. Hurevitch :
« On est tourné vers l’avenir et par conséquent
on ne doit pas s’enfermer sur nos propres problèmes d’anciens
déportés. ».
Après cette discussion
vive et passionnée, le rapport d’activité, le
compte-rendu budgétaire et le projet de résolution sont
votés et acceptés à l’unanimité
moins une abstention en ce qui concerne le projet de résolution.
Puis c’est aux personnalités présentes de prendre
la parole. Catherine Lassure, adjointe au maire chargée des
A.C. a trouvé les débats passionnés et reste
admirative face à la vivacité des participants. Elle
se félicite également de voir que nous nous efforçons
de transmettre la mémoire tout en restant en phase avec l’actualité.
Jean Laurans nous « salue au nom des 5000 adhérents de
la FNACA-Paris. Il rappelle que son association s’est inspirée
du travail de la FNDIRP en ce qui concerne le travail de mémoire
et notamment les interventions dans les collèges et lycées.
Il annonce par ailleurs qu’une nouvelle association s’est
crée, l’Espace Parisien Histoire Mémoire de la
Guerre d’Algérie. Regroupant plusieurs associations d’anciens
combattants d’Algérie de tous bords, elle compte environs
20 000 adhérents et organisera le 19 mai un colloque à
l’Hôtel de ville de Paris sur la « Mémoire
Partagée » de la guerre d’Algérie.
H. Wilkowski, trésorier de l’AFMD, rappelle que son association
est présente dans 73 départements et que ses effectifs
se composent de la façon suivante : 20% d’anciens déportés,
40 % d’amis, 40% de famille. Il prévient que lors de
la prochaine AG, ils annonceront la création d’une nouvelle
délégation à Paris.
Pour terminer, Emile Torner prend la parole pour nous transmettre
le salut de notre direction nationale. Il rappelle les succès
des deux derniers congrès, notamment en ce qui concerne la
souscription nationale et la vente des livres. Il s’inquiète
de la nouvelle vague négationniste (Dieudoné, Faurisson,
Evèque Williamson, Le Pen) et rappelle qu’il faut faire
attention aux sites de la Déportation et que de gros efforts
sont à fournir pour les maintenir en l’état.
M. Cling remercie E. Torner puis revient sur le congrès de
Metz. Le thème en étant la torture, Henri Alleg, l’auteur
de « La Question »y a été invité,
mais l’A.D.I.R.P. de la Moselle s’y est opposée
et Cling regrette amèrement que la FNDIRP ait dû céder
que Alleg n’ait pu venir au congrès. Puis, revenant sur
les journées de commémoration, M. Cling estime qu’elles
se vident peu à peu de leur sens. La preuve : pourquoi n’y
a-t-il pas de drapeaux américains, anglais ou russes à
l’Arc de Triomphe le 8 mai ? Ce sont des batailles qui méritent
d’être menées si on veut maintenir vivantes les
valeurs de la déportation et de la résistance.
Un dépôt de gerbe a lieu ensuite devant le monument aux
morts de la mairie, puis un vin d’honneur est offert par la
municipalité. A l’heure du déjeuner, tous les
camarades participèrent avec entrain à un chaleureux
et convivial repas.
|
Rapport
d’activité 2008,
rédigé
par Geneviève Guilbaud
En 2008, lors de notre dernier congrès,
nous étions une cinquantaine réunis à la mairie du
XIIe. Nous sommes aujourd’hui à peu près aussi nombreux.
Il est donc plaisant de constater que, malgré son grand âge
– 42 ans - notre association peut s’appuyer chaque année
sur un noyau dur de fidèles.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé activement aux
cérémonies du mois d’avril, la Journée National
de la Déportation. Dans tous les arrondissement nous nous sommes
efforcer de déposer une gerbe et de lire le « Message ».
Signalons que depuis plusieurs années, c’est la fille du
docteur Meyroune qui, reprenant le flambeau, lit le Message dans le 20e
(ou 19e arrt) lors de la cérémonie.
En 2008, lors du congrès de Metz de la F.N.D.I.R.P., l’A.D.I.R.P.
de Paris y était particulièrement présente, avec
presque une douzaine de ses membres du bureau siégant parmi les
différentes commissions mises en place.
En 2008, si le nombre de ceux qui en sont encore capable a diminué,
plusieurs d’entre nous n’ont pas compté leur peine
et se sont rendus dans les classes pour témoigner, après
que l’association ait adressé un mailing à tous les
lycées et collèges parisiens, privés et publics.
Difficile de chiffrer le nombre de témoins et de témoignages,
mais nous sommes toujours actifs sur ce front et c’est tout ce qui
doit compter.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a vu un de ses membres, M. Daniel
Hurevitch être « remercié » entre guillemet du
jury départemental du Concours de la Résistance et de la
Déportation. Les explications plus qu’embrouillés
du RECTORAT ne nous ayant pas convaincu, nous avons depuis adressé
plusieurs courriers aux responsables pour demander non seulement des explications
mais également la réintégration de notre camarade
au sein du jury. Ces courriers étant restés sans suite,
nous ne comptons pas en rester là et envisageons d’autres
démarches pour obtenir éclaircissements et réparation.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a participé aux Forum des
Associations du XIe et du XIIe arrt. Des livres et calendriers y furent
vendus.
En 2008, le Bureau de l’A.D.I.R.P. de Paris s’est réunit
une demi-douzaine de fois, et on ne dira jamais assez comme cela facilite
les activités de l’association. Remercions par conséquent
tous ceux qui participent activement à ces réunions, été
comme hiver. Le résultat de leur travail est particulièrement
réussi, puisque en 2008, après avoir placé 264 cartes
sur 307 distribuées, l’A.D.I.R.P. de Paris de Paris a dégagé
un surplus de 3620,00 €. L’année précédente,
elle en avait placé 278 et dégagé un surplus de 3593,00
€. Le niveau est donc maintenu et nous espérons qu’il
en sera de même en 2009. Par ailleurs, l’A.D.I.R.P. de Paris
a placé en 2008 569 calendriers alors qu’elle n’en
avait placé « que » 488 en 2007.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a une nouvelle fois organisé
son Pot de l’Amitié qui fut encore une fois un franc succès
comme vous avez pu le constater si vous y avez participé ou lu
le compte-rendu dans le Patriote Résistant.
En 2008, s’est tenue dans les locaux de l’association la réunion
interdépartementale des A.D.I.R.P. de la région parisienne.
Les camarades y furent assez nombreux et nous avons été
assez heureux de constater que, malgré toutes les difficultés
rencontrés au sein des différentes sections et des différents
départements, chacun tentait d’apporter des solutions à
la diminution des effectifs.
En 2008, l’A.D.I.R.P. de Paris a trouvé une solution pour
réengager David, notre fidèle collaborateur, sous la forme
d’un emploi à mi-temps subventionné à 75% par
l’Etat. Grâce à lui et à son travail, notre
site internet a déjà considérablement évolué.
Il contient désormais
des témoignages d’anciens déportés et internés
que David a été filmé chez eux avant de monter, d’indexer
et de mettre en ligne sur internet ces films vidéos. Vous pouvez
en particulier retrouver sur notre site www.adirp.org le témoignage
très émouvant d’un de nos camarades du 4e arrt, M.
Halaunbrenner, qui raconte le jour où il a vu Klaus Barbie faire
irruption chez lui pour arrêter son père et son frère
et comment il fut amener à témoigner lors du procès
de Klaus Barbie, après que sa propre mère ai accompagner
le célèbre avocat Serge Klarsfeld jusqu’en Bolivie
pour y retrouver l’ancien nazi.
Notre site est bien sûr
destiné aux plus jeunes générations, afin qu’elles
puissent avoir accès à nos témoignages lorsque nous
ne serons plus en mesure de nous rendre par nous mêmes dans les
collèges et les lycées.
Pour rendre encore plus
riche - et donc encore plus utile - cet outil de la Mémoire qu’est
en train de devenir notre site, nous en appelons à tous les camarades
anciens déportés et internés, qu’ils aient
ou non l’habitude de témoigner, pour qu’ils se mettent
en contact avec David et puissent témoigner au nom du Devoir de
Mémoire.
Je terminerai en reprenant les mots de Gisèle Guillemot notre camarade
ici-présente qui rédigea de sa plume la plus fine le rapport
d’activité l’année dernière : «
Mais nous ne sommes pas là seulement pour nous auto-féliciter.
Nous n’en avons pas fini avec nos revendications, il nous reste
à obtenir et ce serait grand temps :
- l’indemnisation des P.R.O. ou de leurs ayants cause.
- l’amélioration de la situation des internés.
- la modification du mode de calcul du rapport constant.
- la proportionnalité des pensions
- l’extension du contentieux en maintenant chaque année le
niveau du budget en euros constants.
Notre influence auprès de nos camarades et de leurs familles passe
par notre journal « Le Patriote Résistant » dont la
qualité et la valeur ne sont plus à démontrer. Il
doit être dans tous les foyers.
Nous vous souhaitons donc d’abord une bonne santé pour pouvoir
assurer et puis un grand courage pour vaincre la fatigue qui est le lot
des gens de notre âge. Nous avons le devoir de rester debout jusqu’au
bout du chemin.
Nous ne pouvons pas prendre notre retraite. »
|
| > Bref aperçu historique |
> Centres d'Entraide |
| Dès 1944, dans les camps nazis
et la France libérée, des structures sont créées et des projets élaborés
afin de préparer le retour des Déportés, de promouvoir l'indispensable
entraide aux survivants et aux familles et de perpétuer les valeurs de
la Résistance. |
En France, jusqu'à
l'automne 1944, aucune organisation officielle ne s'occupe des Déportés,
les familles sont uniquement soutenues par les mouvements de la Résistance
- le gouvernement de Vichy se désintéressant du sort des Déportés qu'il
a souvent lui-même livré aux nazis.
Dans le gouvernement provisoire de la France Libérée, un ministère est
chargé des Prisonniers de Guerre, Déportés et réfugiés.
Parallèlement, un mouvement associatif se développe.
Des Internés libérés et des Résistants créent en novembre 1944 la Fédération
Nationale des Centres d'Entraide d'Internés et Déportés Politiques.
Aidée par des subventions gouvernementales, cette association s'implante
peu à peu dans tous les départements.
Son action est pensée en fonction de l'attente du retour des Déportés,
même si l'on est encore loin d'imaginer alors l'ampleur du désastre. |
| > Buchenwald |
Le
Colonel Manhès et Marcel Paul créent à Buchenwald le Comité
des Intérêts Français où cohabitent tous les mouvements de Résistance
présents au camp.
Les statuts d'une Fédération sont rédigés pour, après la Libération,
défendre les intérêts de tous les Déportés, poursuivre les criminels
nazis, témoigner et rester fidèles à tous les compagnons qui ont trouvé
la mort. |
| > 40 000 rapatriés |
Le
retour des Déportés est un choc terrible pour la France.
D'avril à juin 1945 pour la majorité d'entre-eux :
environ 40 000 rapatriés squelettiques ont terriblement besoin de soins,
de repos, de longues convalescences et de moyens de (sur)vivre.
La Fédération des Centres d'Entraide mobilise toutes les bonnes volontés.
Elle complète ainsi l'oeuvre matérielle du gouvernement et apporte tout
ce que l'esprit de solidarité peut ajouter moralement auprès des rescapés.
C'est à ce moment précis que beaucoup comprennent qu'ils ne reverront
plus ceux des leurs qui étaient partis et dont ils étaient sans nouvelle
depuis des années. |
| > Le Serment |
Des
personnalités de Buchenwald sont rapatriées le 18 avril 1945 par avion,
notamment Marcel Paul et le Colonel Manhès.
Après avoir rencontré de Gaulle, Eisenhower et les dirigeants de la Fédération
des Centres d'Entraides, Manhès et Marcel Paul retournent en Allemagne
pour assister les Déportés, retrouver ceux qui sont isolés dans les commandos
et organiser leur rapatriement.
A Buchenwald, à Mauthausen, les Déportés prononcent des serments où ils
promettent de s'unir pour témoigner et perpétuer les valeurs de la Résistance.
> lire
le serment |
| > La Fondation
pour la Mémoire de la Déportation |
En 1990, l'unité du monde de la Déportation
a fait un grand pas en avant quand la FNDIRP, en association avec l'union
des Mutuelles de l'Ile de France (UMIF), a crée la Fondation pour la
Mémoire de la Déportation. > le site de la Fondation : http://www.fmd.org |
| > Structure de la
FNDIRP |
Depuis
sa fondation en 1945 jusqu'à nos jours, la FNDIRP a développé une structure
et des activités décentralisées.
Les sections locales se regroupent au sein d'une Association Départementale
déclarée en préfecture selon la loi de 1901.
L'ensemble des Associations Départementales constitue la Fédération,
reconnue d'utilité publique. Chaque
année, des Congrès ou Assemblées Générales réunissent à tous les niveaux
les adhérents ou bien leurs délégués.
Ce sont eux qui, alors, élisent les présidents et adoptent ou non les
motions proposées. |
|
| > Le Colonel Manhès |
Héros
de 14-18, Résistant de la première heure, ami proche de Jean
Moulin, gaulliste, colonel de l'armée de l'air des FFL (Forces
Françaises Libres), Fréderic-Henri Manhès est arrêté en 1943.
Torturé, il arrive à Buchenwald en janvier 1944. |
| > Marcel Paul |
Enfant
de l'assistance publique, syndicaliste célèbre, communiste toujours
favorable à l'union, lui aussi résistant de la première heure
et auteur de sabotages multiples, Marcel Paul est déporté de
Compiègne à Auschwitz en avril 1944 puis à Buchenwald en mai
1944. |
| > Un Comité historique |
De tous bords confondus, les premiers dirigeants
de la FNDIRP seront les suivants :
Président Colonel Manhès (gaulliste)
Vice-Présidents Marcel Paul (communiste) Professeur
R. Heim
Docteur M. Guislain
Révérend Père Riquet (catholique) |
| > La FNDIRP aujourd'hui |
La
FNDIRP est restée fidèle à l'esprit de ses fondateurs : Union
de tous les Internés et Déportés, Solidarité et Témoignage.
Elle a élargi ses actions de solidarité à d'autres souffrances
: aide matérielle pour le creusement de puits au Burkina-Faso,
aide à la lutte contre les mines antipersonnel...
Elle fait entendre sa voix dans le respect de la diversité des
opinions de ses adhérents, sur toutes les questions relatives
à la paix dans le monde.
Elle prône le règlement des conflits par la négociation et l'application
des résolutions de l'O.N.U..
Elle publie un journal mensuel, " LE PATRIOTE RESISTANT ".
Elle édite et diffuse des dizaines d'ouvrages. |
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